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Webinaire - Histoire : Les morts noyés de la morgue flottante de Lyon (1850-1910) - 15 juillet 2026
Le 15 juillet 2026
13h-14h
Webinaire organisé par le Studio Baignades urbaines
Mercredi 15 juillet de 13h à 14h, le Studio Baignades urbaines invite Joseph Fayet, étudiant historien en stage à l'ENSP, pour une présentation intitulée :
En 1853, la morgue de Lyon est installée sur une platte, embarcation typiquement lyonnaise amarrée aux quais du Rhône. Pendant une soixantaine d’années, l’embarcation accueille les corps des morts suspectes ou non identifiées, les exposant à la vue du public. La conservation des registres, systématiquement dépouillés sur la période de 1852 à 1919, a permis de retracer les trajectoires de ces mobilités post-mortem et de mesurer la part importante des noyés parmi l’ensemble des cadavres séjournant à la morgue.
Dans un contexte de structuration de la médecine légale à l’Université, la généralisation progressive de l’autopsie apporte de nouveaux éléments de réponse à la question qui se pose davantage pour les noyades : quelle est la cause de la mort ? En effet, la submersion efface toute trace - si chère à la médecine légale - des suicides ou homicides, les confondant avec les accidents. L’établissement de la morgue s’intègre par ailleurs dans un réseau d’institutions et d’acteurs dans lequel s’organise la circulation des corps et des connaissances.
Cette communication se propose de revenir sur la morgue flottante en tant que lieu de co-construction d’un savoir sur les noyades par les différents travailleurs de la mort.
Lien visio : https://visio.univ-lyon2.fr/alm-9vj-kaj-qvz
Histoire : les morts noyés de la morgue flottante de Lyon (1850-1910)
RésuméEn 1853, la morgue de Lyon est installée sur une platte, embarcation typiquement lyonnaise amarrée aux quais du Rhône. Pendant une soixantaine d’années, l’embarcation accueille les corps des morts suspectes ou non identifiées, les exposant à la vue du public. La conservation des registres, systématiquement dépouillés sur la période de 1852 à 1919, a permis de retracer les trajectoires de ces mobilités post-mortem et de mesurer la part importante des noyés parmi l’ensemble des cadavres séjournant à la morgue.
Dans un contexte de structuration de la médecine légale à l’Université, la généralisation progressive de l’autopsie apporte de nouveaux éléments de réponse à la question qui se pose davantage pour les noyades : quelle est la cause de la mort ? En effet, la submersion efface toute trace - si chère à la médecine légale - des suicides ou homicides, les confondant avec les accidents. L’établissement de la morgue s’intègre par ailleurs dans un réseau d’institutions et d’acteurs dans lequel s’organise la circulation des corps et des connaissances.
Cette communication se propose de revenir sur la morgue flottante en tant que lieu de co-construction d’un savoir sur les noyades par les différents travailleurs de la mort.
Lien visio : https://visio.univ-lyon2.fr/alm-9vj-kaj-qvz
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