Cette fin d'année 2025 a été notamment caractérisée par la soutenance de Célia Maghakian et par la journée scientifique du Studio Galeri3, piloté par Catherine Pothier et Hervé Tronchère-Cottet. Ces deux moments ont mis la science à l’honneur et nous rappellent l’utilité manifeste du LabEx pour soutenir ces projets d’excellence sur les mondes urbains.
2026 s’annonce riche et dense ! Nous mettrons en œuvre le programme de valorisation et de capitalisation – prochain café le 22 janvier. Et nous continuerons à construire l’avenir en contribuant à la mise en place de l’Institut « Défis planétaires, territoires et transitions » – cf. ci-dessous. Ces deux dynamiques enclenchées et conjointes sont autant de manières de mettre nos travaux en valeur et d’inscrire les sciences de l’urbain au cœur de la stratégie scientifique de site, développée par la présidence de la ComUE.
Cet hiver, différentes réunions sont organisées pour partager nos réflexions. Le 26 février 2026 en particulier, l’ensemble de la communauté des sciences de l’urbain, de l’environnement et des transitions est invité à un temps d’échange pour co-construire et envisager l’avenir au travers de cet institut.
Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année.
L’équipe du LabEx IMU
Focus recherche - Soutenance de Célia Maghakian
Le 12 novembre 2025, Célia Maghakian est devenue docteure !
Sa thèse en géographie, aménagement et urbanisme, teintée d’hydrologie et de mécanique des fluides, est intitulée :
« Noyades dans le Rhône et la Saône à Lyon : rendre le risque visible
pour repenser le secours et imaginer la baignade de demain ».
Dirigée par Anne Honegger (ENS de Lyon, EVS), Nicolas Riviere (INSA Lyon, LMFA) et Oldrich Navratil (Lyon 2, EVS), cette thèse, co-financée par le LabEx IMU et l’EUR H2O’Lyon, se distingue par sa démarche de recherche en interdisciplinarité et sa co-construction en lien étroit avec les acteurs opérationnels du territoire, notamment les équipes de Sapeurs-pompiers de la métropole de Lyon et du Rhône (SDMIS), la Métropole de Lyon ou encore le Grand Parc de Miribel.
Née du terrain, de « l'aval », cette recherche répond à une préoccupation du SDMIS, confronté aux noyades dans les cours d'eau urbains, et qui en redoutent la hausse en raison de la pratique de la baignade urbaine favorisée par l'augmentation des périodes de forte chaleur.
Comment mieux comprendre et prévenir les noyades dans les cours d'eau urbains ? Comment améliorer les opérations de sauvetage ? Lors de sa soutenance, Célia Maghakian a formulé des recommandations opérationnelles autour de ces trois axes : comprendre, secourir et prévenir. Le jury a salué une « thèse cochant toutes les cases et bien plus », soulignant la qualité scientifique du travail, son engagement et son utilité pour les acteurs du territoire lyonnais.
En parallèle de ses travaux de thèse, Célia Maghakian s’est investie dans la vie académique en tant que représentante des doctorants, et en tant que chargée de cours dans les Universités Lumière Lyon 2 et Jean Moulin Lyon 3. Célia Maghakian est également co-autrice de plusieurs publications et a participé à de nombreuses manifestations scientifiques et grand public : conférence internationale I.S.Rivers, Fête de la science, Conférences embarquées du CNRS.
Célia Maghakian entame désormais une carrière professionnelle dans la transition énergétique, tandis que les recherches autour de la baignade en milieu urbain à Lyon se poursuivent, à travers le Studio Baignades Urbaines, le projet POPSU Métropoles fluviales et le projet ANR ARCO, ce dernier abritant notamment une nouvelle thèse en sciences humaines et sociales, pour continuer le travail autour de l'anticipation et la prévention des risques de noyades dans les grandes villes fluviales.
Félicitations à Célia Maghakian et bonne continuation !
Pour aller plus loin
Cao, Y., Barbiero, P., Briat, F., et al., Reimagining Urban River Bathing in Europe: A Multisectoral and Interdisciplinary Dive Into Lyon's Rivers (France),
River Research and Applications, 1–18, 2025, DOI :
https://doi.org/10.1002/rra.70050
Maghakian, C., Navratil, O., Zanot, J.-M., Riviere, N., Honegger, A., Drowning incidents in urban rivers: An underestimated issue with future challenges in need of an interdisciplinary database to characterise its epidemiology,
Environmental Challenges, Vol. 14, 2024, DOI :
https://doi.org/10.1016/j.envc.2023.100822
Programme de valorisation
Dans le cadre du programme de valorisation du LabEx IMU, qui a pour objectif de faire le bilan de ces 15 années passées mais surtout de se projeter vers l'avenir, des Cafés IMU sont organisés pour permettre la co-conception et la co-création de l’ouvrage collectif, de l’exposition et des événements prévus. Deux groupes de travail sont menés en parallèle : l’un dédié à l’ouvrage collectif, coordonné par Claire Mandon, et l’autre consacré à l’exposition, coordonné par Raphaël Patout. Vous pouvez vous inscrire à une séance de travail sans obligation de participer aux suivantes.
Prochaines dates des Cafés IMU
► Pour vous inscrire au Café IMU #2, cliquez ici !
Appels à contribution
En dehors des Cafés IMU, vous pouvez prendre part à la création des différents objets de valorisation : partager vos idées, vous proposer en tant que rédacteur, proposer des contenus ou faire part de vos envies pour organiser des évènements.
Trois appels à contribution sont ouverts :
• Appel à contribution « Ouvrage collectif »
• Appel à contribution « Exposition »
• Appel à contribution « Evènements »
Merci à toutes et tous pour votre enthousiasme et pour les premières propositions de contributions reçues !
Le
Café IMU du 18 novembre 2025 a rassemblé 16 membres de la communauté IMU. Il a permis de former deux groupes de réflexion et d’ouvrir des échanges sur les orientations envisagées pour la création des deux objets collectifs de valorisation : l’ouvrage et l’exposition.
Retour groupe de travail
«
Ouvrage
»
Le groupe de travail dédié à l’ouvrage collectif a permis d’échanger sur sa structure, sa cohérence et les objectifs qui lui sont attribués. Il a également ouvert une réflexion sur la manière dont les recherches menées au sein d’IMU s’inscrivent dans le vaste champ des mondes urbains et sur l’expérience collective et pluridisciplinaire rendue possible par le LabEx. Les participants ont été invités à décrire ces mondes urbains et les défis qu’ils posent, en articulant de manière sensible les enjeux scientifiques et sociétaux. Ces réflexions nourriront l’ouvrage collectif et illustrent une approche systémique de l’urbain, qui vise à « faire tenir ensemble » approches, disciplines et défis scientifiques, sociaux et environnementaux.
Retour groupe de travail
« Exposition
»
Le groupe de travail « exposition » du Café IMU #1 a été l’occasion de travailler pour réaffirmer le parti pris : raconter la recherche « incarnée », la recherche « en train de se faire ». L’exposition sera donc l’occasion de donner à voir les corps en action, de rendre manifestes toutes les actions nécessaires à l’établissement de la connaissance, de donner à voir de quels processus les résultats scientifiques sont issus. Des prélèvements en pleine rue, au travail en laboratoire, en passant par l’étude de la littérature, il s’agira de dire comment la recherche s’exerce, comment la science se construit. Cet angle poursuit l’objectif d’être inspirant pour les jeunes générations et peut revêtir une dimension politique dans une époque qui parfois remet en doute la rigueur scientifique académique publique.
Hypothèse de scénographie au CAUE69 - document de travail
Institut thématique « Défis planétaires, territoires et transitions »
Dans le cadre de son mandat, Nathalie Dompnier, présidente de la ComUE, a affirmé l’ambition de structurer le paysage académique de Lyon Saint-Etienne au travers d’une Stratégie Scientifique de site. Celle-ci est envisagée suivant deux modalités : la mise en place de réseaux de coordination disciplinaire et la constitution d’instituts thématiques autour des grands défis sociétaux.
Le LabEx IMU, l’EUR H2O’Lyon et la FR BioEEnViS ont été choisis pour contribuer activement au déploiement de l’Institut « Défis planétaires, territoires et transitions », au regard des actions menées en commun ces dernières années. Dans ce sens, les RST et directeurs de ces dispositifs (Christophe Douady, RST d’H2O’Lyon, Hervé Piégay, Directeur de la FR BioEEnViS et Lionel Soulhac et Valérie Pueyo, RST et co-pilotes du LabEx IMU) ont été désignés co-pilotes pour animer la première phase de mise en place.
Conformément à la feuille de route émise par la présidence, des réflexions sont en cours autour de la gouvernance, du modèle économique, du cadre opérationnel et des partenariats envisagés. De même, un travail de cartographie est mis en œuvre pour répertorier les programmes de recherche, les laboratoires, les chercheurs, les écoles doctorales, les UFR et les partenaires concernés par les thématiques de l’institut.
L’enjeu est de construire un outil partagé pour créer des synergies, optimiser la recherche de fonds et affirmer la signature scientifique de site, en particulier sur les questions environnementales et de transitions.
Afin de mettre en partage les réflexions et de co-construire l’Institut « Défis planétaires, territoires et transitions », des réunions sont organisées à l’intention des directeurs d’unité (le 16 décembre 2025 – I-Factory) mais aussi à l’intention de l’ensemble de la communauté scientifique (le 26 février 2026 – ComUE).
Par ailleurs, un sondage sera prochainement envoyé pour interroger chacun sur ses besoins et ses attentes en vue d’un tel dispositif.
L’équipe du LabEx IMU se tient à disposition pour toute question.
Actualités
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Portraits de chercheurs IMU
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Nicolas Riviere Professeur à l’INSA Lyon et chercheur au sein du LMFA (Laboratoire de Mécanique des Fluides et d’Acoustique, UMR 5509), une unité de recherche lyonnaise reconnue pour son expertise en mécanique des fluides, transferts, acoustique et turbulence, la spécialité de Nicolas Riviere s’inscrit dans l’équipe « Ecoulements Environnementaux » du LMFA, où il étudie la dynamique des écoulements environnementaux, la modélisation hydrodynamique, et les phénomènes de transport polluants. Parmi ses projets phares figure l’ANR ARCO, qu’il coordonne : ce programme vise à améliorer les opérations de recherche et de sauvetage en rivière urbaine, en combinant modélisation probabiliste, stratégie de prévention et techniques sub-aquatiques pour mieux localiser et secourir les victimes. Il est aussi porteur, avec Oldrich NAVRATIL (Lyon 2, EVS), du Studio Baignades urbaines du LabEx IMU, où il explore de manière interdisciplinaire la question de la baignade en milieu urbain, mêlant hydraulique, écologie, santé publique et aménagement territorial. Reconnu pour son engagement tant scientifique que sociétal, Nicolas Riviere contribue à des partenariats entre la recherche académique (LMFA, INSA Lyon) et des acteurs institutionnels comme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Il a notamment été porteur de la chaire de recherche ATMO-INSA Lyon, dédiée à la mesure et à l’amélioration de la qualité de l’air. En somme, Nicolas Riviere incarne le chercheur engagé dans la cité : ancré dans la physique des fluides, mais résolument tourné vers des défis environnementaux et urbains, mêlant rigueur expérimentale, modélisation et impact sociétal. |
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Catherine Pothier Maîtresse de conférences à l’INSA Lyon et chercheuse au LIRIS (Laboratoire d’Informatique en Image et Systèmes d’Information, UMR 5205), le parcours de Catherine Pothier se situe au croisement de l’informatique, de la science des données et de la géologie : elle applique des techniques de data mining et d’apprentissage automatique à des problématiques environnementales, notamment la surveillance des mouvements de sols et des déformations des structures géologiques. Elle co-pilote le studio Galeri3 du LabEx IMU, dispositif pluridisciplinaire associant l’archéologie, l’urbanisme, et la géologie pour cartographier et comprendre des structures souterraines antiques lyonnaises, les « arêtes de poisson ». Ce studio fédère chercheurs, collectivités et institutions culturelles, développant avec eux des outils innovants d’analyse et de visualisation au service des acteurs urbains. Ses travaux couvrent un large spectre, de l’extraction non supervisée de motifs dans des séries temporelles — notamment liées à des mouvements tectoniques — à l’analyse d’images satellitaires pour détecter des déplacements de terrain. Engagée dans le débat sociétal, elle intervient sur la vulnérabilité des sols, la résilience urbaine et l’impact du changement climatique sur les infrastructures, contribuant au dialogue entre recherche, décideurs publics et société civile. À l’interface des sciences du numérique et de la Terre, elle mobilise l’IA et le data mining pour mieux comprendre et anticiper les phénomènes géologiques et éclairer les enjeux environnementaux contemporains. |
Informations pratiques
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