Studio IMU

Les pratiques de vote de la Rome antique à aujourd’hui : quelle occupation de l’espace public ?

Ce studio vise à organiser des rencontres scientifiques pluridisciplinaires sur la manière dont l’activité de vote a engendré différentes formes d’occupation de l’espace public à l’échelle d’une cité ou d’un territoire plus vaste. Ces considérations seront envisagées sur une période chronologique large allant de l’Antiquité à la période contemporaine.

Elles se centrent autour de 4 axes :

  • AXE 1 : comment est-ce que l’activité de vote a engendré des flux de populations et à quelles difficultés les politiques publiques ont-elles dû faire face pour gérer ces contraintes de déplacements ? Quels liens entre nécessité du déplacement en ville ou à l’intérieur de la ville et “abstention” ?
  • AXE 2 : territoire et élus. Quelles facettes de la territorialité apparaissent dans la construction de l’élu ? Être un élu c’est avoir un territoire et c’est parfois avoir à le quitter. Quels liens ces présences / absences de l’élu sur son territoire engendrent-elles entre les élus et les électeurs ?
  • AXE 3 : la carte du vote. Comment, historiquement, s’est construite une carte découpant un territoire donné pour organiser les opérations de vote ? Quelles significations donner à ces découpages ?
  • AXE 4 : le temps de la campagne. Être en campagne c’est se montrer proche de ses électeurs physiquement et par son programme.

Chaque axe devra faire l’objet d’échanges sous forme de séminaires avec des sociologues, des historiens, des urbanistes, des philosophes et des anthropologues, membres de la communauté IMU dont les objets d’étude croisent ces questionnements. Ces séminaires permettant d’entrer plus en détail dans ces questionnements donneront lieu dans un second temps à l’organisation d’une journée d’étude.

 

2 domaines d’investigation du LabEx IMU sont concernés :

  • Ville et mobilité : comment les lieux du vote aident à voir comment la ville se structure. Quadrillée ou centrée autour de lieux investis ?
  • Risques urbains : le temps du vote a pu être à différentes périodes de l’histoire un temps de désordre public.