Appels en cours 2019 et bilans

Appel à Studio IMU.2

Qu’est-ce qu’un Studio dans le cadre d’IMU.2 ?

C’est un collectif de chercheur·es, auxquel·les peuvent être associés des partenaires extérieurs au champ académique, qui travaillent ensemble à l’exploration et à la formalisation d’un ensemble de questions de recherche.

Dans le cadre d’un Studio, est décliné un ensemble de thématiques qui se rejoignent et se formalisent en termes de projets de recherche, de démarches de valorisation (publication, partenariat, transfert) et/ou d’actions de médiation. La durée d’un Studio pourra aller jusqu’à trois ans. Ses objectifs finaux peuvent être variés (évènements scientifiques, dépôts de candidature pour des projets de recherche hors du seul Appel à Projets Pluridisciplinaires IMU) mais doivent forcément tendre vers la pluralité scientifique radicale, associer des chercheur·es relevant de domaines disciplinaires différents ainsi que des partenaires praticiens. Ils doivent aussi contribuer à renforcer la présence et la mise en valeur de notre communauté.

Que vous propose IMU ?

  • une visibilité (site IMU, newsletter, réseaux sociaux, plateforme de capitalisation scientifique IMU)
  • des contacts avec des chercheur·es d’autres laboratoires
  • des contacts avec des partenaires socio-économiques et territoriaux
  • une orientation vers les structures d’accompagnement et R&D
  • une mise à disposition d’espaces de réunion sur le site de l’UdL ou chez des partenaires
  • une contribution aux frais liés au fonctionnement du Studio

Comment élaborer un Studio IMU.2 ?

Trois éléments principaux sont à retenir :

  • formulation d’une thématique : celle-ci doit retenir l’attention d’IMU en s’inscrivant clairement dans son projet, justifier son caractère innovant et différenciant, avoir un potentiel fédérateur parmi la communauté scientifique du site.
  • des objectifs réalisables doivent être présentés sous la forme d’une feuille de route.
  • un·e référent·e doit se déclarer volontaire et disponible pour animer ce collectif ; celui ou celle-ci doit être un·e chercheur·e titulaire membre d’IMU.

Au cours de la vie du Studio, dont la durée sera fonction des avancées des travaux menés, IMU sera attentif :

  • au maintien d’une activité régulière
  • à l’organisation d’un événement de lancement
  • à l’organisation d’un séminaire annuel (fin de l’année 1) ouvert, pour présenter les avancées et les objectifs

Au terme de la première année, le Conseil scientifique d’IMU se prononce sur, la base d’une note d’avancement préparée par le studio et la réactualisation de sa feuille de route, le renouvellement de l’expérience pour une à deux années supplémentaires.

Comment s’y prendre ?

Au « fil de l’eau », cet appel fonctionnera de la manière suivante : prise de contact pour manifestation d’intérêt par mail auprès de Bernard Kaufmann, membre du Comité de pilotage : bernard.kaufmann@univ-lyon1.fr

Une fois cette première discussion engagée, le projet de Studio sera formalisé dans un document présenté devant le Comité de pilotage et le Conseil scientifique d’IMU (cf document à télécharger : Fiche Studio IMU.2).

Quelles thématiques peuvent faire l’objet d’un Studio IMU.2 ?

L’appel à projets de Studio est « blanc », ouvert à toute thématique dans le cadre du projet du LabEx » (voir projet déposé en septembre 2018). L’originalité et le potentiel de renouvellement des questions de recherche proposées, à l’intérieur des thématiques d’IMU, seront appréciés.

Pour rappel les quatre pôles thématiques d’IMU.2 sont :

Milieux et habitabilité des mondes urbains

Le champ thématique de l’habitabilité urbaine, enjeu scientifiquement transversal et largement partagé par les différents acteurs de l’urbain, est ainsi susceptible de fédérer, à toutes les échelles, des problématiques prenant en charge les questions écologiques, environnementales comme sociales, politiques ou d’aménagement. L'habitabilité des mondes urbains montre en effet assez, dans son actualité, l'impossibilité de continuer de les penser en mobilisant les visions dualistes héritées de notre modernité occidentale. Les couples nature/culture, objet/sujet, techniques/cultures,... et les épistémologies qui en ont permis la saisie sont aujourd’hui confrontés aux conditions de possibilité d’une intelligence intégrée de ce qui fait « milieu » urbain. En réarticulant autrement objets de « nature » et objets d'histoire, de politique, de culture ou de technique, dans leurs constructions d'objet de connaissance comme d'action, il est possible de produire une nouvelle intelligence de ces œkoumènes complexes, aujourd'hui fragilisés. Les relations étymologiques de l'oikos, entre saisies écologiques et saisies économiques, sont au cœur des problématiques de l'habitabilité contemporaine. Les sciences mobilisées autour des questions urbaines sont ainsi inévitablement celles d’études, en pluralité, des milieux.

A titre d'exemples, les propositions pourront aborder les problématiques de renouvellement urbain et durabilité, de « nature en ville » (trames  vertes et bleues, gestion des espaces végétalisés), de pollutions (qualité de l’air, îlots de chaleur, nuisances sonores…), de services et disservices écosystémiques, de scénarios de projets d'aménagement (milieu désiré ou redouté au regard de risques et catastrophes), ...

Temps et rythmes de l’urbain

Cette thématique large renvoie à la saisie des problématiques contemporaines par la perspective historique, la méthodologie et les savoirs historiens afférents, mais aussi à la combinaison de temporalités multiples enchâssées dans les phénomènes urbains contemporains (temps biologiques et écologiques, sociaux, politiques, individuels, temps « instantané » du numérique, prospectives urbaines et planification). Le monde urbain, saisi à un instant t, est toujours le produit d’une évolution. Il donne à voir aussi un enchevêtrement de processus divers – processus physico-chimique dans l’atmosphère,  procédure d’élaboration d’un aménagement, transmission d’une donnée de capteur ou déplacement d’un individu par exemple – dont les temporalités multiples traduisent les contraintes propres. L’urbain actuel ne devient intelligible que par la compréhension fine de ces temporalités « processuelles » et par celle des rythmes et pulsations des changements.

Les propositions pourront aborder, par exemple, les thématiques suivantes : mobilités douces / nouvelles mobilités, Le chantier dans la ville, patrimonialisations passées et présentes, mais aussi variations atmosphériques et climatiques, planification et imprévisibilité, inerties/path dependency, archives et temporalités urbaines...

Intelligences sensibles des mondes urbains contemporains

Lorsque les recherches abordent les phénomènes urbains dans et par leurs réalités perceptibles, lorsque les observations et les analyses s’ancrent dans le in situ et le vécu, émergent inévitablement des questionnements sur la transformation des formes sensibles de l’urbain. Prendre en charge les problématiques qui interrogent le faire, les jeux d’acteurs, leurs pratiques et leurs sensibilités peut s’effectuer en mobilisant les disciplines classiques du projet urbain (design, architecture, urbanisme), mais aussi celles ne relevant pas de la sphère habituelle des études urbaines. Le champ de l’esthétique constitue à ce titre une des mises en œuvre contemporaines de l’urbanité (dispositifs relationnels et actions artistiques dans les espaces publics). Plus singulier, le champ de recherche sur les perceptions des espaces urbains, dans leurs saisies multisensorielles — sonore, olfactive, visuelle, kinesthésique — et en mobilisant la catégorie de « l’expérience », participe des approches pragmatistes que de nombreux chercheurs de la communauté mettent à l’épreuve de l’urbain. Mais elles renvoient également aux nouvelles démarches des sciences participatives et collaboratives. Ces différentes modalités mobilisent conjointement pratiques scientifiques et créativités artistiques, savoirs sensibles et savoirs profanes.

Les propositions pourront aborder, par exemple, les thématiques suivantes (liste non exhaustive) : nouvelles concertations, observatoires sensibles, politiques des ambiances urbaines , médiations scientifiques et paysagères, liens aux lieux / lieux et liens du sensible, création multimédia et projet urbain, appréhension « sciensible » de l’urbain, ...

Matériaux, sources, données : savoirs et savoir-faire

Les matériaux de la recherche urbaine mobilisent un très large spectre de sources et de ressources, résultats des productions scientifiques ou produites et collectées par des praticiens (observatoires), sans compter évidemment les données (data / open data) que les outils de la numérisation sont susceptibles de fournir à l’heure de l’avènement de la « ville intelligente ». Toutes ces informations se caractérisent par leur hétérogénéité, de statuts, de modalités méthodologiques de production, mais également d’obtention et d’(inter-)opérabilité. Un des enjeux des acteurs sur l'urbain, qu'ils soient scientifiques ou praticiens, réside dès lors dans la possibilité d’une intelligibilité systémique et croisée des différents matériaux, sources et données, que ces dernières soient entendues ou non au sens de "data".

Les propositions pourront aborder, par exemple, les thématiques suivantes (liste non exhaustive) : documenter les données urbaines, gisements de données, articulations données d’enquêtes « classiques » et données massives, données en contexte de pluridisciplinarité et de pluralité d’usages, citoyen.ne.s dans la « ville intelligente », ...