RIVIERE - Renaturer la ville facteur de risque ou de bien être social aux yeux des habitants et des usages ? (2013)

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DESCRIPTIF SCIENTIFIQUE :

Revaloriser les milieux aquatiques en ville, une pratique de gestion complexe

La renaturation des villes est aujourd’hui une préoccupation majeure qui répond à la fois à des enjeux écologiques (biodiversité) et sociaux (bien-être). Mais le rétablissement de processus naturels réintroduit au même titre certains risques, pour les sociétés (risque inondation, risque sanitaire), comme pour les écosystèmes eux-mêmes (risque écologique/écotoxicologique). De fait, la renaturation de la ville induit une certaine complexité pour la gestion de ces espaces : comment concilier les différentes fonctions qui leur sont attribuées (fonction de préservation de la biodiversité vs fonctions récréatives et/ou résidentielles) ?

Les études de perception sont une entrée pertinente. Pour gérer efficacement ces espaces, il est en effet important de comprendre quels sont les déterminants des perceptions et des pratiques sociales.

 

Objectifs :

1) Apporter des connaissances sur les perceptions de différents acteurs vis-à-vis des espaces de nature en ville et les comparer entre elles. Il s’agit en particulier : (a) d’identifier les attributs paysagers qui influencent ces perceptions et de déterminer dans quelle mesure la présence de nature en ville est associée dans les esprits au risque ou à une valeur esthétique, récréative ou écologique ;

(b) de caractériser dans quelle mesure ces perceptions influencent les pratiques liées aux espaces de nature.

2) Confronter ces perceptions aux mesures objectivant les dangers, aux réglementations en vigueur et aux pratiques constatées.

3) Développer de nouvelles méthodologies pour l’analyse des perceptions paysagères basées sur l’oculométrie et évaluer leurs apports (bénéfices et limites), en approfondissant les recherches relatives à la segmentation de vidéos et de reconnaissance d’objets.

Deux terrains d'étude :

L’Yzeron dans le secteur d’Oullins : il fait l’objet d’un projet de restauration hydraulique et environnementale.

Le Grand Parc à Miribel-Jonage : il compte, parmi ses principales vocations, l’accueil du public pour les activités de loisirs, à commencer par la baignade.

Méthodologie utilisée :

1) Des enquêtes de perception innovantes

  • Soumission d’un questionnaire à des individus (riverains/usagers et experts) équipés d’un oculomètre mobile (lunettes).
  • Caractérisation, à partir de l’analyse des données oculométriques, des objets du paysage qui captent l’attention et qui sont susceptibles d’influencer les perceptions.

2) Des traitements automatiques des vidéos pour analyser les perceptions paysagères

  • Conception d’algorithmes informatiques pour le traitement entièrement automatique des données : il s’agit d’inférer, à chaque instant, la nature de l’objet regardé (forêt, pelouse, bac à fleurs, rivière, béton, rocher etc.).
  • Utilisation des méthodes de segmentation vidéo.

3) Des mesures susceptibles d’objectiver les risques d’origine hydrique

  • Analyses chimiques et bactériologiques de l’eau.
  • Réalisation d’une enquête épidémiologique (terrain Grand Parc exclusivement) afin de caractériser d’éventuels liens entre les pratiques des usagers et leur état de santé liés à l’eau (gastro-entérites, otites,  pneumopathies, infections cutanées).

 

RAPPORT FINAL

Poster :

POSTERS-IMU-RIVIERE