MICREAUPLUIE - Rôle, perceptions et représentations des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales à la source vis-à-vis de la pollution urbaine (2017)

Résumé du projet

La gestion des eaux pluviales (EP) en milieu urbain a connu ces dernières décennies des changements fondamentaux de paradigme. De la notion de réseau centralisateur, on est passé à des solutions décentralisées (e.g. noues ou toitures végétalisées, jardins de pluie, chaussées réservoirs). Ces dispositifs se différencient d’une gestion traditionnelle des EP par le fait qu’ils sont fortement plurifonctionnels et intégrés à l’aménagement, qu’ils font intervenir potentiellement une plus large gamme d’acteurs dans leur cycle de vie (usagers dont les interactions avec les structures sont très étroites, concepteurs et gestionnaires (e.g. services publics ou privés en charge de l’eau, de la voirie, des espaces verts ou de l’urbanisme) aux cultures techniques et aux organisations très différenciées. Cette complexité suscite des interrogations… Parmi elles, figurent leurs performances réelles et leur appropriation par les différents acteurs que ce soient les usagers, les maîtres d’ouvrages, les concepteurs ou les gestionnaires.

Il s’agit dans ce projet de mettre en regard (i) les connaissances scientifiques avérées qui passent par une meilleure connaissance de ce que l’on peut attendre de ces systèmes alternatifs vis-à-vis de la gestion des polluants et en particulier des micropolluants pointés par la Directive Européenne sur l’eau et (ii) les pratiques, la perception et les représentations qu’ont les acteurs (usagers, prescripteurs, concepteurs, maîtres d’ouvrage et gestionnaires) des dispositifs de gestion des EP à la source et de leur relation aux polluants et micropolluants liés aux activités urbaines. Le premier point consiste à faire un suivi expérimental de 4 dispositifs à la source, le deuxième passe par des entretiens auprès des concepteurs, gestionnaires, maîtres d’ouvrage et des personnes en charge de leur entretien notamment sur les dispositifs mais pas exclusivement. Cela passe également par une revue de presse technique (analyse textuelle quantitative et de contenu) sur les 2 à trois dernières décennies et d’une enquête internationale via le groupe de travail « Source Control Management » sur la question.