ALARIC - Du passé ne faisons pas table rase : à la recherche de l’incrémentation du changement (2013)

 

DESCRIPTIF SCIENTIFIQUE :

Objectifs :

Au-delà du mot, la « ville durable », au sens d’une nouvelle virtualité de l’urbain, est en train de se faire par une diversité d’initiatives dont l’incrémentation construit un changement déjà engagé mais dont la perception pose question.
Le projet ALARIC se propose d’appréhender la nature et les principes de ce processus d’incrémentation du changement urbain par un décalage temporel de l’interrogation. Il est postulé que le basculement dans la société technicienne, qui se produit au cours du XIXe siècle, peut constituer un miroir heuristique des changements aujourd’hui en cours. Prenant comme matériau de référence des territoires industriels de l’aire urbaine Lyon Saint-Étienne désertés par l’industrie, où s’est joué et se joue le changement à partir de la matrice de la ville de l’industrie, le projet ALARIC a pour objectifs de :

  • repérer, dans son devenir contemporain, les modalités d’émergence d’une nouvelle virtualité de l’urbain, en confrontant les discours et les réalisations présentes aux expériences antérieures de production de la ville,
  • réaliser un état des lieux portant sur les logiques organisationnelles et interprétatives de la ville héritée, retrouver dans le dispositif socio-spatial de la ville en train de se faire les éléments de négociation et d’interprétation dérivant / se décalant des logiques de production de la ville industrielle.

 

Méthodologie utilisée :

Adossée à trois entrées thématiques : les formes bâties, les mutations socio-techniques, le rapport au naturel, ALARIC mobilise et confronte les spécificités disciplinaires des géographes, des historiens, des spécialistes de l’esthétique, des informaticiens, dans la conduite de trois chantiers :

  • le rassemblement de données qui est à la fois un préalable et un objectif propre dans la perspective de la constitution d’un corpus documentaire sur le changement urbain,
  • une déconstruction tant matérielle qu’idéelle des horizons de la banalité par la reconstitution d’une épure originelle des espaces analysés avec la mise en place d’outils de reconstruction 3D. Cette démarche permet
  • d’identifier les éléments de rupture et de décalage qui sont au principe de l’enclenchement des processus d’adaptation et de réinterprétation et, par conséquent, l’analyse de ces derniers.
  • un décalage de l’analyse sur le changement présent pour identifier la réalité en cours de construction de « la ville qui dure ».

 

Résultats attendus :

  • d’une part, esquisser une cartographie intellectuelle du changement servant à la fois d’outil de repérage (où en sommes-nous ?) et d’instrument d’anticipation (où pouvons-nous aller ?)
  • et, d’autre part, proposer aux praticiens un dispositif d’évaluation critique de l’invention et de construction de l’anticipation de la ville puisqu’il a été posé en préalable qu’elle structure la pensée présente de son devenir.

 

RAPPORT INTERMÉDIAIRE

 

Poster :

POSTERS-IMU-ALARIC