Projet Fromentaux

Un collectif de photographes-chercheurs pour un suivi des mutations urbaines

Le projet Fromentaux mené par le Studio Expériences sensibles et recherche urbaine est un projet de suivi photographique des mutations de la friche militaire du Camp des Fromentaux dans la plaine de l’Ain à 45 km de Lyon (terrain du projet de technopôle ACMUTEP [lien vers projet en lien avec IMU ?] et du projet Transpolis de l’IFSTTAR).

« Lieu photogénique », le camp des Fromentaux fait l’objet d’une requalification passant par une très grande mutation de ce territoire au cours des prochaines années. Si le site de Fromentaux n’est pas à proprement parler un site urbain, il constitue par les mutations dont il va faire l’objet un site d’intérêt pour notre démarche : les territoires en mutation ont effectivement une valeur heuristique fréquemment exploitée, les mécanismes de transformation par l’aménagement relevant de dynamiques structurelles d’espaces urbains. Le camp prend alors une valeur de site expérimental, d’autant plus que sa taille et la répétitivité des formes rencontrées en font un site propice à une démarche photographique collective.

1er reportage le 21 décembre 2016

©Anne-Sophie Clémençon

©Laëtitia Mongeard

 

2ème reportage le 3 avril 2017

©Anne-Sophie Clémençon

Emmanuelle Vernin

©Laëtitia Mongeard

Une partie de l’équipe du Studio a choisi d’investir les lieux pour mener une expérimentation in situ de démarche photographique collective – quand la pratique photographique est généralement individuelle – et de confrontation des regards entre photographes et chercheurs par la constitution d’un collectif ouvert. Un des enjeux du studio est en effet d’interroger les liens entre art et recherche, que ce soit par la pratique artistique des chercheurs ou par la participation des artistes à la recherche. Il s’agit là de comprendre le chevauchement conceptuel entre image-document et image-documentaire et posture artistique.

L’hiver et le printemps 2017 furent consacrés à des campagnes photographiques inscrites dans une démarche d’inventaire d’avant travaux, reposant sur l’analyse spécifique de formes individuelles et l’étude comparative de leur morphologie. À partir de l’été et le début des travaux, des campagnes seront menées régulièrement par a minima un tandem chercheur-photographe afin de documenter les différentes étapes de la mutation du site.

1er reportage – 21 décembre 2016

 

L’ensemble des photos sont archivées sur une plate-forme Huma-num après renseignement des métadonnées, offrant un terrain de réflexion sur les questions d’archive et de diffusion des images de/pour la recherche.

De premières productions sur ce projet ont été éditées par le laboratoire Images Récits Documents (ESADSE) : des Mini-bruts à consulter ici [liens vers PDF]. Une des valorisations de ce travail sera de lui donner de la visibilité par une mise en ligne au fur et à mesure que les reportages auront lieu.

Au-delà de ce terrain, le collectif constitué a pour ambition d’explorer d’autres territoires, notamment Grandclément dans le cadre du site-atelier.

 

Équipe du collectif à ce jour

  • Anne-Sophie Clémençon (historienne, ENS de Lyon-EVS)
  • Thomas Destaing (plasticien photographe, ESADSE-IRD)
  • Diane Lentin (plasticienne photographe, ESADSE-IRD)
  • Laëtitia Mongeard (géographe, Université Lyon 2-EVS)
  • Emmanuelle Vernin (plasticienne photographe, ESADSE-IRD)
  • Vincent Veschambre (géographe, Le Rize)

 

Appel à intérêt

  • Les chercheurs et artistes intéressés par ce suivi collectif sont les bienvenus, contacter Laëtitia Mongeard [lien contact]. Une réunion de lancement du suivi de mutation sera organisée en septembre.
  • Une présentation des risques liés à la fréquentation de chantiers (notamment de désamiantage) en situation de recherche sera prochainement organisée.