Bilan des projets pluridisciplinaires financés dans le cadre de l’Appel à projets IMU 2017

Le CoPil et le Conseil scientifique d’IMU tiennent à remercier l’ensemble des collègues chercheurs et praticiens qui ont participé au 6ème Appel à Projets du LabEx. L’Appel à Projets a été corédigé par le CoPil et le Conseil Scientifique, en s’appuyant sur le bilan effectué à mi-parcours, sur la capitalisation scientifique en cours, réalisée à partir des projets déjà financés ainsi que sur les échanges au sein de la communauté depuis les ateliers des journées IMU 2015.

17 propositions à l’AAP 2017 ont été déposées, mettant en œuvre les principes de la recherche initiée par le LabEx : pluralité scientifique, participation des praticiens dans le montage et le suivi des projets, dimension exploratoire et expérimentale visant à renouveler les savoirs et les méthodes de recherche. Elles se sont réparties de la façon suivante (aucune proposition n’ont mobilisé l’axe blanc) :
Données urbaines : 8
– Bâtir et habiter l’urbain : 3
– Natures et environnement : 3
– Ambiances : 3
Cette ventilation par axe rend bien compte, en première analyse, à la fois de la poursuite de la capitalisation du LabEx autour de ses thématiques structurantes, et de la bonne réception par notre communauté de chercheurs des approches relevant du régime sensible de la connaissance.

Tous les projets de l’AAP 2017 ont été évalués par le Conseil Scientifique puis discutés avec le CoPil. Celui-ci a eu le souci de suivre les recommandations du conseil scientifique tout en les inscrivant dans le cadre des orientations stratégiques du LabEx.
Neuf projets ont été retenus :

Les projets ELUD, HIL, RECALL seront accompagnés pour renforcer l’apport des partenaires praticiens tandis qu’OPTIMUM a été intégré au sein du studio Expériences sensibles.

Les huit projets non retenus feront l’objet d’une proposition d’accompagnement et de suivi de la part du CoPil afin d’aider les collègues à poursuivre le montage de leurs projets, en fonction des objectifs et des spécificités de chacun.


 

A la mi-temps du LabEx, le CoPil a fait le choix de consolider les acquis et d’ouvrir un nouveau front de recherche. 

Consolidation/renforcement de trois axes :

Données urbaines :
Les travaux à mener doivent pouvoir alimenter des plateformes, pensées comme structuration nécessaire à la capitalisation. Cette structuration a pour objectif de rendre compatibles, articulables et partageables, par des chercheurs de disciplines différentes et des opérateurs, des données hétérogènes (iconographie, données numériques, enquêtes, archives, données capteurs…). Elle peut recouvrir des bases de données de toutes formes et de toutes natures, mais visant toutes à fournir les moyens d’une valeur ajoutée, méthodologique et en termes de résultats, permise par la pluridisciplinarité. Le développement de plateformes doit ainsi permettre une valorisation pérenne des travaux menés au sein d’IMU, assurer une capitalisation non seulement des résultats de recherche, mais également des bonnes pratiques de pluralité, des modèles d’expérimentation et de travail ayant permis de répondre aux interrogations collectives sur l’urbanisation, le changement, les mobilités, les risques etc.

Bâtir et Habiter l’urbain :
La production contemporaine de l’urbain mobilise des questionnements et des thématiques qui traitent aussi bien des matériaux de construction, du cycle de vie du bâti que des normes juridiques ou des modes d’habiter. Cet axe doit permettre à la communauté IMU de continuer à expérimenter une recherche territorialisée à échelle 1/1 — à l’instar des projets IMU menés dans la Plaine de l’Ain, le quartier Grandclément ou encore le périmètre UNESCO de Lyon.

Natures et environnements :
Cet axe reprend dans les appels à projets précédents les axes « Nature et ville », « Risques urbains et environnement » et en partie « Bâtir et habiter vert ». Il a pour objectif d’encourager les recherches pluridisciplinaires autour des « solutions ancrées dans la nature » (« nature based solutions » ou NBS). Celles-ci sont définies comme des solutions aux problèmes sociétaux qui soient « inspirées et soutenues par la nature, qui soient efficientes, apportant simultanément des avantages environnementaux, sociaux et économiques, et permettant d’accroître la résilience. Ces solutions conduisent à intégrer davantage d’éléments et de processus naturels diversifiés dans les villes et les paysages, par des interventions systémiques, adaptées localement et efficaces en termes de ressources » (Commission Européenne, 2015).

Formalisation d’un nouvel axe de recherches Ambiances et esthétiques, archives et images de l’urbain :

Ambiances et esthétiques, archives et images de l’urbain se rattachant à Urbimages, un des fronts d’action d’IMU (Urbain, Iconographie, Media, Archive, Géomodélisation, Esthétique, Sonore). Il vise à faire émerger plus largement des projets autour de la question des « représentations », en prenant en charge toute la polysémie du terme. Le recours aux différents supports ou vecteurs de représentations permet tout aussi bien la visualisation diachronique d’archives, la reconstitution plurisensorielle de paysages ou d’ambiances urbaines que l’aide à la décision dans les procédures de gestion des espaces urbains.